“La France est fidèle à ses principes et pragmatique, nous tenons compte des évolutions sur le terrain”: réponse à une question au gouvernement au sénat sur la Syrie.

A Amman en Jordanie le 22 mai 2013 pour la réunion du core group des Amis du Peuple Syrien.

Nous avons évoqué la prochaine conférence de Genève II qui réunirait, pour la première fois, des représentants de l’opposition et du régime.

Dans cette perspective, la réunion a permis en particulier de préciser les modalités concrètes de la transition politique. Celle-ci passe par la formation d’un gouvernement de transition mutuellement agréé, doté des pleins pouvoirs exécutifs et excluant tous ceux dont la présence pourrait saper la crédibilité de la transition et compromettre la stabilité et la réconciliation.

A Buxelles le 15 mai 2013 pour la conférence des donateurs pour le Mali. 

” Le constat qui est à l’origine de cette réunion est simple : il n’y aura pas de sécurité et de stabilité durable sans développement et sans démocratie. Il faut agir de front sur les trois côtés du triangle : sécurité, démocratie, développement. C’est la stratégie de la France depuis le début - nous avons d’ailleurs nous-mêmes repris dès février notre aide au développement. C’est également la conviction de l’Union européenne, dont je salue la mobilisation importante et rapide.

Le titre de la conférence proposé par la France «Ensemble pour le renouveau du Mali» traduit bien cette ambition.

Cette conférence porte sur le Mali, c’est-à-dire ni sur le seul Nord ni sur le Sahel, même si chacun a bien compris qu’à travers la stabilisation et le développement du Mali se jouait l’avenir de la sous-région et au-delà.

Il s’agit de «renouveau» car cette conférence n’est pas une conférence post-conflit. Il ne s’agit pas d’effacer les dommages d’une guerre ; l’objectif n’est pas de reconstruire pour revenir à une situation antérieure. Il s’agit d’aider les Maliens à construire un nouveau Mali. Il s’agit de permettre aux Maliens - à l’ensemble du Mali, nord et sud réunis - de bâtir leur prospérité de demain. C’est pour cela que nous leur avons demandé de préparer un «Plan pour la relance durable du Mali», qui permette de porter un regard rétrospectif lucide sur les racines de la crise et de dégager des axes d’action prioritaires pour en sortir. Cette analyse a été faite et je salue sa qualité. Elle demandait le courage d’observer la réalité des lacunes des décennies passées. La version amendée du Plan, intégrant les réactions des partenaires, sera présentée ce matin.

Nous agissons «Ensemble» : la communauté internationale, les ONG, le gouvernement malien et la société civile s’engagent conjointement. Il faut insister sur le caractère inclusif de cette conférence. De manière tout à fait remarquable, cinq événements préparatoires ont été l’occasion de donner la parole aux acteurs non-gouvernementaux pour recueillir leur vision du développement du Mali : les collectivités locales (à Lyon le 19 mars dernier), les femmes (à Bruxelles le 9 avril), la diaspora malienne (à Montreuil le 10 avril), le secteur privé (à Bamako le 20 avril) et la société civile (à Bamako le 27 avril). Ces réunions ont permis un dialogue fécond avec tous les acteurs concernés, et deux rapporteurs de chacune de ces manifestations viendront aujourd’hui présenter les conclusions de leurs travaux.”

Discours prononcé à la conférence de Bruxelles - extrait

J’étais le mardi 14 mai et Tunisie.

Au cours de ce déplacement, j’ai rencontré Moncef Marzouki, président de la République, Ali Larayedh, chef du gouvernement, Moustapha Ben Jaafar, président de l’Assemblée nationale constituante, et Othman Jarandi, ministre des Affaires étrangères. Je me suis entretenu également avec les représentants des forces politiques engagées dans le processus de transition et ai reçu la communauté française.

J’ai voulu redire aux Tunisiens notre confiance dans le processus de transition et notre solidarité dans cette phase cruciale de leur histoire. J’ai souligné également le nécessaire esprit de responsabilité qui doit prévaloir entre toutes les parties tunisiennes, afin que la transition soit menée à son terme de manière pacifique et démocratique.

La France, qui est le premier partenaire de la Tunisie, ne ménage aucun effort pour soutenir ce pays ami qui, depuis deux ans, a inspiré les changements historiques à l’œuvre dans le monde arabe.