Liberté de la presse

“En cette journée mondiale de la liberté de la presse, je rends hommage à  tous les journalistes qui, dans le monde, œuvrent au nom du devoir  d’information et de vérité, parfois au péril de leur vie.

Depuis le début 2013, 19 journalistes ont été tués dans l’exercice de leur profession. Avec 90 journalistes tués en 2012, Reporters Sans Frontières a fait état l’an dernier de la pire année depuis son premier bilan en 1995.

Je tiens en particulier à saluer la mémoire de nos compatriotes Olivier Voisin et Yves Debay, tués au cours des derniers mois en Syrie. Parce que la liberté d’expression et la liberté de la presse constituent des droits fondamentaux qui doivent être universellement respectés, le libre exercice du métier de journaliste est l’une des priorités de notre politique des droits de l’Homme.

La 21ème session du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies nous a permis, le 27 septembre 2012, d’adopter une nouvelle résolution sur la protection des journalistes dans les conflits armés.

Nous avons le devoir – et cette journée nous le rappelle – de protéger ceux qui assurent la liberté de notre information. “

Cérémonie de remise de la légion d’honneur à Kofi Annan le 2 mai 2013.

Extrait de mon discours à cette occasion:

“Votre vie, vous l’avez mise au service des Nations Unies, où vous avez passé quarante cinq ans. Dix ans Secrétaire général, vous avez profondément marqué cette institution. Vous avez agi avec ténacité et efficacité face aux crises. Vous avez été un réformateur et un visionnaire mobilisant par exemple l’ONU autour des objectifs du millénaire. La crise irakienne de 2003 reste probablement l’épisode le plus critique de vos mandats. Dans ce moment de tension extrême, vous avez tenu bon. En août 2003, un de vos proches collaborateurs et amis, vers lequel vont nos pensées, Sergio Vieira de Mello et vingt-deux autres membres du personnel, perdirent la vie dans l’attentat contre le quartier général des Nations Unies à Bagdad. Car l’ONU paie aussi le prix du sang pour préserver la paix dans le monde. Il reste que votre analyse de la situation irakienne était la bonne et que vous avez tout mis en œuvre pour faire triompher la raison et le droit. Ce n’est donc pas un hasard si vous apparaissez, aujourd’hui, auprès de beaucoup de femmes et d’hommes à travers le monde, comme l’incarnation de la fonction de Secrétaire général des Nations Unies. (…)

Responsabilité encore avec votre rôle récent dans la crise syrienne. A Genève en juillet dernier, l’espoir d’un accord politique renaissait.

 Pour reprendre le mot de Roosevelt – et ceci pourrait être une bonne définition -, vous êtes un « modérateur du monde », passionnément modéré, un homme de conviction et de valeurs à une époque qui doute des siennes. Tout au long de votre carrière, vous avez démontré votre persévérance à arracher des progrès, même modestes pour la paix, les droits de l’homme, le développement. Alors que nous entrons dans le troisième millénaire « à travers une porte de feu », comme vous l’avez dit après les attentats du 11 septembre, vous n’avez jamais cessé votre combat pour la justice et le droit.

 « La responsabilité des grands États est de servir et non pas de dominer les peuples du monde » avez-vous dit un jour. La responsabilité des hommes d’Etat ou, comme vous, des hommes d’univers est la même.

Ce sont ces qualités qui vous ont valu de recevoir le prix Nobel de la paix en 2001 conjointement avec les Nations Unies. La République française se reconnaît dans ces idéaux et cet engagement. C’est à eux et à toutes vos équipes qu’elle rend hommage aujourd’hui en vous élevant à la dignité de Grand Officier de la Légion d’Honneur.”

Au quai d’orsay le 30 avril, remise des diplômes aux élèves étrangers de l’ENA, promotion Jean Zay. 
Ces 28 élèves étrangers de 23 nationalités issus des 5 continents ont suivi la même scolarité que les élèves français durant 16 mois, alternant stages et formations. Ces élèves sont confrontés aux mêmes entraînements, aux mêmes exigences et aux mêmes épreuves d’évaluation que leurs collègues français.

Au quai d’orsay le 30 avril, remise des diplômes aux élèves étrangers de l’ENA, promotion Jean Zay. 

Ces 28 élèves étrangers de 23 nationalités issus des 5 continents ont suivi la même scolarité que les élèves français durant 16 mois, alternant stages et formations. Ces élèves sont confrontés aux mêmes entraînements, aux mêmes exigences et aux mêmes épreuves d’évaluation que leurs collègues français.

“J’essaye dans mon domaine de rassembler au maximum les français”: interview sur Europe 1 le 29 avril 2013